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== Biographie == | == Biographie == | ||
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=== Débuts littéraires et carrière académique === | === Débuts littéraires et carrière académique === | ||
Atwood se lance dans l’écriture et autopublie sa première oeuvre, Double Persephone, un recueil de poésie qui lui vaut la médaille E. J. Pratt. En 1964, The Circle Game, son second recueil, lui permet de remporter le prix littéraire du Gouverneur général. Elle enchaîne avec près de vingt recueils de poésie. En parallèle, elle enseigne l’anglais dans diverses universités entre 1964 et 1970. L’autrice publie son premier roman en 1969, The Edible Woman . Dans les années 1970, ses romans explorent les thèmes de l’identité, des stéréotypes de genre, de la politique et de l’identité nationale. | Atwood se lance dans l’écriture et autopublie sa première oeuvre, ''Double Persephone'', un recueil de poésie qui lui vaut la médaille [[E. J. Pratt]]. En 1964, ''The Circle Game'', son second recueil, lui permet de remporter le prix littéraire du [[Gouverneur général]]. Elle enchaîne avec près de vingt recueils de poésie. En parallèle, elle enseigne l’anglais dans diverses universités entre 1964 et 1970. L’autrice publie son premier roman en 1969, [[The Edible Woman]]. Dans les années 1970, ses romans explorent les thèmes de l’identité, des stéréotypes de genre, de la politique et de l’identité nationale. | ||
=== Consécration et engagement === | === Consécration et engagement === | ||
En 1985, elle publie La Servante écarlate, son œuvre la plus célèbre, devenue un pilier de la littérature anglophone. Ce roman dystopique, adapté au cinéma en 1990 et en série en 2017, dénonce la domination masculine et les régimes totalitaires. Atwood puise son inspiration dans les auteurs de science-fiction qu’elle a lus dans sa jeunesse, comme H. G. Wells, George | En 1985, elle publie ''La Servante écarlate'', son œuvre la plus célèbre, devenue un pilier de la littérature anglophone. Ce roman dystopique, adapté au cinéma en 1990 et en série en 2017, dénonce la domination masculine et les régimes totalitaires. Atwood puise son inspiration dans les auteurs de science-fiction qu’elle a lus dans sa jeunesse, comme H. G. Wells, [[George orwell]] ou Aldous Huxley. En 2017, elle est pressentie pour le prix Nobel de littérature. | ||
== Oeuvres == | |||
== Oeuvres principales == | |||
=== La Servante écarlate === | === La Servante écarlate === | ||
Paru en 1985, La Servante écarlate s’est écoulé à plusieurs millions d’exemplaires. Le roman de Margaret Atwood est devenu un classique de la littérature et a fortement participé à faire de l’autrice une référence dans le genre dystopique. La | |||
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Paru en 1985, ''La Servante écarlate'' s’est écoulé à plusieurs millions d’exemplaires. Le roman de Margaret Atwood est devenu un classique de la littérature et a fortement participé à faire de l’autrice une référence dans le genre dystopique. ''La Servante écarlate'' plonge le lecteur dans une Amérique du Nord dominée par une théocratie. Ce système est construit autour de [[castes sociales]] au sein desquelles les femmes sont privées de liberté et sont soumises aux hommes. [[La dystopie]] met en scène la lutte des femmes contre l’oppression et dénonce les régimes totalitaires et la domination masculine. Le roman écrit en pleine guerre froide, a suscité une prise de conscience face aux risques du conservatisme. | |||
=== Meurtre dans la nuit === | === Meurtre dans la nuit === | ||
Publié en 1983, Meurtre dans la nuit est un recueil hybride de nouvelles et de poèmes expérimentaux en prose. Atwood y mêle différents genres tel que l’autobiographie, la satire et le récit de voyage. Le recueil met en avant la marginalisation des femmes et des minorités. Le titre s’inspire d’un jeu d’enfant où chacun endosse un rôle : meurtrier, détective ou victime. Ici, l’auteure joue le rôle du meurtrier, de la critique et du détective. Tandis que le lecteur incarne la victime à travers sa lecture et les émotions qu’il expérimente. | |||
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Publié en 1983, ''Meurtre dans la nuit'' est un [[recueil hybride]] de nouvelles et de poèmes expérimentaux en prose. Atwood y mêle différents genres tel que l’autobiographie, la satire et le récit de voyage. Le recueil met en avant la marginalisation des femmes et des minorités. Le titre s’inspire d’un jeu d’enfant où chacun endosse un rôle : meurtrier, détective ou victime. Ici, l’auteure joue le rôle du meurtrier, de la critique et du détective. Tandis que le lecteur incarne la victime à travers sa lecture et les émotions qu’il expérimente. | |||
=== Faire surface === | |||
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Aux confins du Canada, à la frontière des États-Unis, une jeune femme se rend avec son compagnon et un couple d'amis sur l'île où elle vécut enfant afin de retrouver son père qui a disparu. Le séjour se prolonge en un [[huis clos]] étrange et dramatique qui voit l'héroïne s'engager dans la recherche de son père jusqu'à s'y engloutir. Ce n'est qu'au terme de cette plongée qu'elle pourra s'éveiller à une vie nouvelle, débarrassée des terreurs et névroses de l'enfance. La grande romancière porte ici un regard lucide et cruel sur les errements de son héroïne avec le ton satirique et introspectif qui la caractérise. | |||
== Sources == | |||
=== Liens externes === | |||
[https://www.washingtontimes.com/news/2018/jan/17/margaret-atwood-rips-rape-enabling-bad-feminist-at/Douglas Ernst, « Margaret Atwood rips “rape-enabling Bad Feminist” attacks over #MeToo scrutiny - Washington Times », 17 janvier 2018.] | |||
[https://https://www.penguin.co.uk/discover/articles/margaret-atwood-interview/ « Margaret Atwood : The Handmaid’s Tale Is Being Read Very Differently Now », 5 avril 2018.] | |||
[https://https://www.motherjones.com/media/1997/07/margaret-atwood/ Snell, Marilyn Berlin. « Margaret Atwood ». Mother Jones (blog] | |||
[https://archive.org/details/margaretatwoodvi0000unse/page/n5/mode/2up/ Van Spanck, Jan Garden, Kathryn, et Castro. Margaret Atwood : vision and forms : Free Download, Borrow, and Streaming : Internet Archive. Carbondale : Southern Illinois University Press, 1988.] | |||
[https://www.theglobeandmail.com/opinion/am-i-a-bad-feminist/article37591823/The Globe and Mail. « Am I a Bad Feminist? » 13 janvier 2018.] | |||
Dernière version du 16 avril 2026 à 14:09

Biographie
[modifier]Enfance et études
[modifier]Margaret Atwood est née le 18 novembre 1939 à Ottawa, fille de Carl Edmund Atwood et Margaret Dorothy Killam. Son enfance se déroule surtout dans le Nord du Québec. À seize ans, elle se découvre une vocation : l’écriture et décide alors qu’elle sera écrivaine. Après un baccalauréat en littérature anglaise obtenu en 1961, elle décroche une maîtrise dans la même discipline l’année suivante.
Débuts littéraires et carrière académique
[modifier]Atwood se lance dans l’écriture et autopublie sa première oeuvre, Double Persephone, un recueil de poésie qui lui vaut la médaille E. J. Pratt. En 1964, The Circle Game, son second recueil, lui permet de remporter le prix littéraire du Gouverneur général. Elle enchaîne avec près de vingt recueils de poésie. En parallèle, elle enseigne l’anglais dans diverses universités entre 1964 et 1970. L’autrice publie son premier roman en 1969, The Edible Woman. Dans les années 1970, ses romans explorent les thèmes de l’identité, des stéréotypes de genre, de la politique et de l’identité nationale.
Consécration et engagement
[modifier]En 1985, elle publie La Servante écarlate, son œuvre la plus célèbre, devenue un pilier de la littérature anglophone. Ce roman dystopique, adapté au cinéma en 1990 et en série en 2017, dénonce la domination masculine et les régimes totalitaires. Atwood puise son inspiration dans les auteurs de science-fiction qu’elle a lus dans sa jeunesse, comme H. G. Wells, George orwell ou Aldous Huxley. En 2017, elle est pressentie pour le prix Nobel de littérature.
Oeuvres principales
[modifier]La Servante écarlate
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Paru en 1985, La Servante écarlate s’est écoulé à plusieurs millions d’exemplaires. Le roman de Margaret Atwood est devenu un classique de la littérature et a fortement participé à faire de l’autrice une référence dans le genre dystopique. La Servante écarlate plonge le lecteur dans une Amérique du Nord dominée par une théocratie. Ce système est construit autour de castes sociales au sein desquelles les femmes sont privées de liberté et sont soumises aux hommes. La dystopie met en scène la lutte des femmes contre l’oppression et dénonce les régimes totalitaires et la domination masculine. Le roman écrit en pleine guerre froide, a suscité une prise de conscience face aux risques du conservatisme.
Meurtre dans la nuit
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Publié en 1983, Meurtre dans la nuit est un recueil hybride de nouvelles et de poèmes expérimentaux en prose. Atwood y mêle différents genres tel que l’autobiographie, la satire et le récit de voyage. Le recueil met en avant la marginalisation des femmes et des minorités. Le titre s’inspire d’un jeu d’enfant où chacun endosse un rôle : meurtrier, détective ou victime. Ici, l’auteure joue le rôle du meurtrier, de la critique et du détective. Tandis que le lecteur incarne la victime à travers sa lecture et les émotions qu’il expérimente.
Faire surface
[modifier]
Aux confins du Canada, à la frontière des États-Unis, une jeune femme se rend avec son compagnon et un couple d'amis sur l'île où elle vécut enfant afin de retrouver son père qui a disparu. Le séjour se prolonge en un huis clos étrange et dramatique qui voit l'héroïne s'engager dans la recherche de son père jusqu'à s'y engloutir. Ce n'est qu'au terme de cette plongée qu'elle pourra s'éveiller à une vie nouvelle, débarrassée des terreurs et névroses de l'enfance. La grande romancière porte ici un regard lucide et cruel sur les errements de son héroïne avec le ton satirique et introspectif qui la caractérise.
Sources
[modifier]Liens externes
[modifier]« Margaret Atwood : The Handmaid’s Tale Is Being Read Very Differently Now », 5 avril 2018.
Snell, Marilyn Berlin. « Margaret Atwood ». Mother Jones (blog