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En 1958 il accepte de prendre charge le fonctionnement du calculateur électronique du Centre de statistique du Département de mathématiques de [https://www.umontreal.ca/ l'Université de Montréal]. En tant que directeur-adjoint et responsable du fonctionnement et du développement du Centre, il s'emploie à faciliter l'utilisation des importantes ressources mises à la disposition de la communauté universitaire. Grâce à ses nombreux projets il est reconnu pour avoir largement contribué | En 1958 il accepte de prendre charge le fonctionnement du calculateur électronique du Centre de statistique du Département de mathématiques de [https://www.umontreal.ca/ l'Université de Montréal]. En tant que directeur-adjoint et responsable du fonctionnement et du développement du Centre, il s'emploie à faciliter l'utilisation des importantes ressources mises à la disposition de la communauté universitaire. Grâce à ses nombreux projets il est reconnu pour avoir largement contribué à l'épanouissement de l'Université, à savoir : la Banque de données juridiques (DATUM), la Banque de terminologie (TERMIUM), le Projet de recherche en traduction automatique (TAUM), le Programme de recherche en démographie historique (PRDH) et le Centre de recherche sur la croissance humaine (CRCH). <ref name="Montréal"> https://archives.umontreal.ca/histoire-de-luniversite/pionnieres-et-pionniers/jean-a-baudot-1930-2001/ </ref> <br /> | ||
Après avoir été nommé directeur en 1971, il quitte le Centre en 1978 pour s'intégrer au corps professoral du Département de linguistique et de philologie où il y donne un enseignement apprécié. De plus, il apporte une importante contribution aux travaux de recherche en terminologie et traduction menés par l'équipe du professeur [[André Clas]]. <ref name="Montréal"/> | Après avoir été nommé directeur en 1971, il quitte le Centre en 1978 pour s'intégrer au corps professoral du Département de linguistique et de philologie où il y donne un enseignement apprécié. De plus, il apporte une importante contribution aux travaux de recherche en terminologie et traduction menés par l'équipe du professeur [[André Clas]]. <ref name="Montréal"/> | ||
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L’œuvre principale de Jean Baudot se rattache au mouvement artistique québécois de [https://fr.wikipedia.org/wiki/Automatistes l'Automatisme] apparu au XXe siècle. Ce mouvement s'inspire du [https://fr.wikipedia.org/wiki/Surr%C3%A9alisme surréalisme] français du poète [https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Breton André Breton] qui avait encouragé l'écriture automatique comme une prise directe sur les mécanismes de la pensée. | L’œuvre principale de Jean Baudot se rattache au mouvement artistique québécois de [https://fr.wikipedia.org/wiki/Automatistes l'Automatisme] apparu au XXe siècle. Ce mouvement s'inspire du [https://fr.wikipedia.org/wiki/Surr%C3%A9alisme surréalisme] français du poète [https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Breton André Breton] qui avait encouragé l'écriture automatique comme une prise directe sur les mécanismes de la pensée. | ||
Pour s'y prêter l'auteur devait se libérer de toute pensée reliée au sujet de création. L'esprit devait se laisser aller | Pour s'y prêter l'auteur devait se libérer de toute pensée reliée au sujet de création. L'esprit devait se laisser aller à une écriture ou un mouvement automatique. | ||
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul-%C3%89mile_Borduas Paul-Émile Borduas], professeur à [https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_du_meuble_de_Montr%C3%A9al l'École du Meuble de Montréal], fut le fondateur du mouvement et le principal auteur du manifeste [https://fr.wikipedia.org/wiki/Refus_global ''Refus Global''] en 1948. Son processus de création débutait par une ligne, un trait ou une tache de couleur et il construisait son œuvre autour de ce premier jet. | [https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul-%C3%89mile_Borduas Paul-Émile Borduas], professeur à [https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_du_meuble_de_Montr%C3%A9al l'École du Meuble de Montréal], fut le fondateur du mouvement et le principal auteur du manifeste [https://fr.wikipedia.org/wiki/Refus_global ''Refus Global''] en 1948. Son processus de création débutait par une ligne, un trait ou une tache de couleur et il construisait son œuvre autour de ce premier jet. | ||
<ref> https://usito.usherbrooke.ca/articles/th%C3%A9matiques/gagnon_1 </ref> | <ref> https://usito.usherbrooke.ca/articles/th%C3%A9matiques/gagnon_1 </ref> | ||
Des jeunes artistes du même mouvement se rejoignent à [https://fr.wikipedia.org/wiki/Borduas Borduas] pour finir par créer un groupe. Ils exposent pour la première fois à [https://fr.wikipedia.org/wiki/New_York New York] en 1946, ensuite à [https://fr.wikipedia.org/wiki/Paris Paris] et pour la dernière fois au [https://fr.wikipedia.org/wiki/Qu%C3%A9bec Québec] en avril 1946 et en février 1947. Lors de ces dernières expositions, le nom des Automatistes leur sera décerné pour la première fois par [[Tancrède Marsil]] fils, un étudiant de [https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_des_beaux-arts_de_Montr%C3%A9al l’École des beaux-arts de Montréal]. On retrouve dans ce groupe les peintres [https://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Barbeau Marcel Barbeau], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Paul_Riopelle Jean-Paul Riopelle]. On y retrouve également le photographe [https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Perron Maurice Perron], le poète [https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Gauvreau Claude Gauvreau] ainsi que le psychanalyste et psychiatre [https://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Cormier Bruno Cormier], signataire du [https://fr.wikipedia.org/wiki/Refus_global ''Refus Global'']. Ce dernier écrira, au début du mouvement automatiste, des poèmes et des pièces de théâtre. | Des jeunes artistes du même mouvement se rejoignent à [https://fr.wikipedia.org/wiki/Borduas Borduas] pour finir par créer un groupe. Ils exposent pour la première fois à [https://fr.wikipedia.org/wiki/New_York New York] en 1946, ensuite à [https://fr.wikipedia.org/wiki/Paris Paris] et pour la dernière fois au [https://fr.wikipedia.org/wiki/Qu%C3%A9bec Québec] en avril 1946 et en février 1947. Lors de ces dernières expositions, le nom des "Automatistes" leur sera décerné pour la première fois par [[Tancrède Marsil]] fils, un étudiant de [https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_des_beaux-arts_de_Montr%C3%A9al l’École des beaux-arts de Montréal]. On retrouve dans ce groupe les peintres [https://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Barbeau Marcel Barbeau], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Paul_Riopelle Jean-Paul Riopelle]. On y retrouve également le photographe [https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Perron Maurice Perron], le poète [https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Gauvreau Claude Gauvreau] ainsi que le psychanalyste et psychiatre [https://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Cormier Bruno Cormier], signataire du [https://fr.wikipedia.org/wiki/Refus_global ''Refus Global'']. Ce dernier écrira, au début du mouvement automatiste, des poèmes et des pièces de théâtre. | ||
<ref> https://www.plumedart.com/post/les-automatistes-mouvement-artistique-du-patrimoine-qu%C3%A9b%C3%A9cois </ref> | <ref> https://www.plumedart.com/post/les-automatistes-mouvement-artistique-du-patrimoine-qu%C3%A9b%C3%A9cois </ref> | ||
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Cette œuvre de Jean Baudot peut être comparée au code de [[''Love Letters'']] de [https://fr.wikipedia.org/wiki/Christopher_Strachey Christopher Strachey] par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Nick_Montfort Nick Montfort]. Cet algorithme combinatoire à créer des lettres d'amour et ces poèmes ont été considérés comme la première œuvre de littérature. | |||
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* ''La machine à écrire, mise en marche programmée'' ou ''Le premier | * ''La machine à écrire, mise en marche programmée'' ou ''Le premier recueil de vers libres rédigés par un ordinateur électronique'' (1964), Montréal : [https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_%C3%89ditions_du_Jour Éditions du Jour]. | ||
:: Auteurs du texte : Alfred DesRochers (1901-1978), Jacques Godbout, Normand Hudon, Gatien Lapointe (1931-1983), Jean-Marie Laurence, Félix Leclerc (1914-1988), Doris Lussier, [https://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Queneau Raymond Queneau] (1903-1976), [https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Roux Jean-Louis Roux], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Paul_Vinay Jean-Paul Vinay] (1910-1999). Préfacier : Jean Baudot (1929-2001). <ref> https://data.bnf.fr/fr/cross-documents/12281903/29466188/550/page1 </ref> | :: Auteurs du texte : [https://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_DesRochers Alfred DesRochers] (1901-1978), [https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Godbout Jacques Godbout], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Normand_Hudon Normand Hudon], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gatien_Lapointe Gatien Lapointe] (1931-1983), Jean-Marie Laurence, [https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Leclerc Félix Leclerc] (1914-1988), [https://fr.wikipedia.org/wiki/Doris_Lussier Doris Lussier], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Queneau Raymond Queneau] (1903-1976), [https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Roux Jean-Louis Roux], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Paul_Vinay Jean-Paul Vinay] (1910-1999). Préfacier : Jean Baudot (1929-2001). <ref> https://data.bnf.fr/fr/cross-documents/12281903/29466188/550/page1 </ref> | ||
* ''Dictionnaire compact des sciences et de la technique Volume II'' (1991), Paris : La maison du dictionnaire. | * ''Dictionnaire compact des sciences et de la technique Volume II'' (1991), Paris : La maison du dictionnaire. | ||
:: Auteurs du texte : Jean Baudot (1929-2001), [[André Clas]], Rostislav Kocourek, [https://cs.wikipedia.org/wiki/Anton%C3%ADn_Ku%C4%8Dera_(pedagog) Antonín Kucěra]. Préfacier : Louis Néel (1904-2000) <ref name="Volumes"> https://data.bnf.fr/fr/see_all_activities/12281903/page1 </ref> | :: Auteurs du texte : Jean Baudot (1929-2001), [[André Clas]], Rostislav Kocourek, [https://cs.wikipedia.org/wiki/Anton%C3%ADn_Ku%C4%8Dera_(pedagog) Antonín Kucěra]. Préfacier : [https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_N%C3%A9el Louis Néel] (1904-2000) <ref name="Volumes"> https://data.bnf.fr/fr/see_all_activities/12281903/page1 </ref> | ||
* ''Fréquences d’utilisation des mots en français écrit contemporain'' (1992), Montréal : Les presses universitaires de Montréal. | * ''Fréquences d’utilisation des mots en français écrit contemporain'' (1992), Montréal : [https://pum.umontreal.ca/ Les presses universitaires de Montréal]. | ||
:: Auteur du texte : Jean Baudot (1929-2001) <ref> https://data.bnf.fr/fr/temp-work/eff3954e1ca1bf40a514e5baa6b95107/ </ref> | :: Auteur du texte : Jean Baudot (1929-2001) <ref> https://data.bnf.fr/fr/temp-work/eff3954e1ca1bf40a514e5baa6b95107/ </ref> | ||
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* ''Équation pour un homme actuel '' (1968) | * ''Équation pour un homme actuel '' (1968) | ||
:: Mise en scène de Rodrigue Mathieu et Stéphane Bayan ; pièce de Pierre Moretti et Jean A. Baudot ; spectacle des Saltimbanques ; décors de Pierre Moretti ; costumes de Giles Lalonde. <ref> https://data.bnf.fr/fr/ark:/12148/cb39465204p </ref> | :: Mise en scène de Rodrigue Mathieu et Stéphane Bayan ; pièce de Pierre Moretti et Jean A. Baudot ; spectacle des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Saltimbanque Saltimbanques] ; décors de Pierre Moretti ; costumes de Giles Lalonde. <ref> https://data.bnf.fr/fr/ark:/12148/cb39465204p </ref> | ||
== Notes et références == | == Notes et références == | ||
Version du 13 mai 2026 à 09:19
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Jean Baudot
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Jean Alfred Baudot est un linguiste, ingénieur, dramaturge et poète français né le 5 septembre 1929 et mort le 16 août 2001 à Montréal (Canada) [2] associé au mouvement de l'automatisme.
Il est connu pour avoir programmé un algorithme combinatoire qui a généré de la poésie informatique, qu'il a ensuite fait éditer aux Éditions du Jour, sous le titre de La Machine à écrire, mise en marche programmée en 1964. Il est considéré comme l’un des premiers recueils de poésie générée par ordinateur en langue française.
Biographie
Jean Alfred Baudot né en France en 1929 et suit des études pour devenir ingénieur. [1]
En 1958 il accepte de prendre charge le fonctionnement du calculateur électronique du Centre de statistique du Département de mathématiques de l'Université de Montréal. En tant que directeur-adjoint et responsable du fonctionnement et du développement du Centre, il s'emploie à faciliter l'utilisation des importantes ressources mises à la disposition de la communauté universitaire. Grâce à ses nombreux projets il est reconnu pour avoir largement contribué à l'épanouissement de l'Université, à savoir : la Banque de données juridiques (DATUM), la Banque de terminologie (TERMIUM), le Projet de recherche en traduction automatique (TAUM), le Programme de recherche en démographie historique (PRDH) et le Centre de recherche sur la croissance humaine (CRCH). [1]
Après avoir été nommé directeur en 1971, il quitte le Centre en 1978 pour s'intégrer au corps professoral du Département de linguistique et de philologie où il y donne un enseignement apprécié. De plus, il apporte une importante contribution aux travaux de recherche en terminologie et traduction menés par l'équipe du professeur André Clas. [1]
Au cours de sa vie il ne cesse d'écrire et de collaborer avec de nombreux artistes, peintres, poètes, auteurs, compositeurs, photographes, psychanalystes, ingénieurs ou encore physiciens... pour commenter, publier ou mettre en scène des ouvrages dans la sphère de l’ingénierie informatique.
Il meurt en 2001 à Montréal (Canada). [1]
Œuvre littéraire
L'Automatisme
L’œuvre principale de Jean Baudot se rattache au mouvement artistique québécois de l'Automatisme apparu au XXe siècle. Ce mouvement s'inspire du surréalisme français du poète André Breton qui avait encouragé l'écriture automatique comme une prise directe sur les mécanismes de la pensée. Pour s'y prêter l'auteur devait se libérer de toute pensée reliée au sujet de création. L'esprit devait se laisser aller à une écriture ou un mouvement automatique. Paul-Émile Borduas, professeur à l'École du Meuble de Montréal, fut le fondateur du mouvement et le principal auteur du manifeste Refus Global en 1948. Son processus de création débutait par une ligne, un trait ou une tache de couleur et il construisait son œuvre autour de ce premier jet. [3]
Des jeunes artistes du même mouvement se rejoignent à Borduas pour finir par créer un groupe. Ils exposent pour la première fois à New York en 1946, ensuite à Paris et pour la dernière fois au Québec en avril 1946 et en février 1947. Lors de ces dernières expositions, le nom des "Automatistes" leur sera décerné pour la première fois par Tancrède Marsil fils, un étudiant de l’École des beaux-arts de Montréal. On retrouve dans ce groupe les peintres Marcel Barbeau, Jean-Paul Riopelle. On y retrouve également le photographe Maurice Perron, le poète Claude Gauvreau ainsi que le psychanalyste et psychiatre Bruno Cormier, signataire du Refus Global. Ce dernier écrira, au début du mouvement automatiste, des poèmes et des pièces de théâtre. [4]
Œuvre principale
La Machine à écrire : Mise en marche et programmée publié en 1964 à Montréal aux Éditions du Jour, est l'un des tout premiers recueils connus de poésie informatique. Jean Baudot a utilisé un programme qu’il a nommé « PHRASE » et qui génère automatiquement des phrases grammaticalement correctes à partir du vocabulaire trouvé dans le manuel Mon livre de français des Frères du Sacré-Coeur, manuel utilisé pour les cours de français de quatrième année au Québec dans les années 1960. Ce programme applique un algorithme combinatoire au lexique choisi. Le langage informatique utilisé pour développer le programme PHRASE est inconnu. [5]
En complément des vers générés par le programme de Baudot, l'ouvrage contient des commentaires d'Alfred DesRochers, Jacques Godbout, Normand Hudon, Gatien Lapointe, Jean-Marie Laurence, Félix Leclerc, Doris Lussier, Raymond Queneau, Jean-Louis Roux, et de Jean-Paul Vinay. [5] Tous ces collaborateurs reviennent et commentent, au regard de leurs domaines professionnels (d'artistes, de psychologues ou encore de physiciens), cette œuvre inaugurale générée par ordinateur de Jean Baudot.
Ce recueil de poésie explore les thèmes de l'interaction entre machines et humains, du lien entre le texte et l'apprentissage mathématique que font les ordinateurs. Il interroge le texte et la langue comme des modalités combinatoires, et la manière dont une machine instruite en grammaire se conduit.[5]
On pourrait de la sorte faire dire aux machines bien des choses en leur donnant un vocabulaire approprié... Ce n’était pas là le but de cette tentative.La Machine à écrire : Mise en marche et programmée, 1964, Montréal éd. Éditions du Jour, p. 10 [6]
Cette œuvre de Jean Baudot peut être comparée au code de ''Love Letters'' de Christopher Strachey par Nick Montfort. Cet algorithme combinatoire à créer des lettres d'amour et ces poèmes ont été considérés comme la première œuvre de littérature.
Œuvres textuelles
- La machine à écrire, mise en marche programmée ou Le premier recueil de vers libres rédigés par un ordinateur électronique (1964), Montréal : Éditions du Jour.
- Auteurs du texte : Alfred DesRochers (1901-1978), Jacques Godbout, Normand Hudon, Gatien Lapointe (1931-1983), Jean-Marie Laurence, Félix Leclerc (1914-1988), Doris Lussier, Raymond Queneau (1903-1976), Jean-Louis Roux, Jean-Paul Vinay (1910-1999). Préfacier : Jean Baudot (1929-2001). [7]
- Dictionnaire compact des sciences et de la technique Volume II (1991), Paris : La maison du dictionnaire.
- Auteurs du texte : Jean Baudot (1929-2001), André Clas, Rostislav Kocourek, Antonín Kucěra. Préfacier : Louis Néel (1904-2000) [8]
- Fréquences d’utilisation des mots en français écrit contemporain (1992), Montréal : Les presses universitaires de Montréal.
- Auteur du texte : Jean Baudot (1929-2001) [9]
- Dictionnaire compact des sciences et de la technique Volume I (1996), Wiesbaden : Brandstetter.
- Auteurs du texte : Jean Baudot (1929-2001), André Clas, Antonín Kucěra. Préfacier : Louis Néel (1904-2000) [8]
Spectacle
- Équation pour un homme actuel (1968)
- Mise en scène de Rodrigue Mathieu et Stéphane Bayan ; pièce de Pierre Moretti et Jean A. Baudot ; spectacle des Saltimbanques ; décors de Pierre Moretti ; costumes de Giles Lalonde. [10]
Notes et références
- ↑ 1,0 1,1 1,2 1,3 et 1,4 https://archives.umontreal.ca/histoire-de-luniversite/pionnieres-et-pionniers/jean-a-baudot-1930-2001/
- ↑ https://data.bnf.fr/fr/ark:/12148/cb122819036
- ↑ https://usito.usherbrooke.ca/articles/th%C3%A9matiques/gagnon_1
- ↑ https://www.plumedart.com/post/les-automatistes-mouvement-artistique-du-patrimoine-qu%C3%A9b%C3%A9cois
- ↑ 5,0 5,1 et 5,2 https://colin.ex-situ.info/s/colin/item/2223#lg=1&slide=0
- ↑ https://archive.org/details/xfoml0001/page/n5/mode/2up
- ↑ https://data.bnf.fr/fr/cross-documents/12281903/29466188/550/page1
- ↑ 8,0 et 8,1 https://data.bnf.fr/fr/see_all_activities/12281903/page1
- ↑ https://data.bnf.fr/fr/temp-work/eff3954e1ca1bf40a514e5baa6b95107/
- ↑ https://data.bnf.fr/fr/ark:/12148/cb39465204p
Liens externes
- URL d'archivage de l’œuvre La Machine à écrire : https://archive.org/details/xfoml0001/page/n5/mode/2up
- "Jean A. Baudot : La Machine à écrire (première partie)" : https://www.youtube.com/watch?v=0B5bOVLxmSo
- Articles scientifiques ou livres :
- « De Baudot à Transitoire Observable : les approches sémiotiques en littérature numérique. » de Philippe Bootz : http://transitoireobs.free.fr/to/html/novsemiotiq.htm
- « Informatique et poésie » d’Alain Vuillemain ; l’article mentionne dans un paragraphe bref La machine à écrire : http://www.epi.asso.fr/revue/77/b77p175.htm


