Jean Baudot
Jean Baudot
Jean Baudot est un auteur français né le 5 septembre 1929 et mort le 16 août 2001 à Montréal (Canada) associé au mouvement de l'automatisme. Il est connu pour avoir écrit La Machine à écrire, mise en marche programmée en 1964, l’un des premiers recueils de poésie générée par ordinateur en langue française. ...[[File:|right|100px|légende]]...
Biographie
Jean Baudot nait en France en 1929 et suit des études pour devenir ingénieur. En 1958 il accepte de prendre charge le fonctionnement du calculateur électronique du Centre de statistique du Département de mathématiques de l'Université de Montréal. En tant que directeur-adjoint et responsable du fonctionnement et du développement du Centre, il s'emploie à faciliter l'utilisation des importantes ressources mises à la disposition de la communauté universitaire. Grâce à ses nombreux projets il est reconnu pour avoir largement contribué a l'épanouissement de l'Université, à savoir : la Banque de données juridiques (DATUM), la Banque de terminologie (TERMIUM), le Projet de recherche en traduction automatique (TAUM), le Programme de recherche en démographie historique (PRDH) et le Centre de recherche sur la croissance humaine (CRCH). [1]
Après avoir été nommé directeur en 1971, il quitte le Centre en 1978 pour s'intégrer au corps professoral du Département de linguistique et de philologie où il y donne un enseignement apprécié. De plus, il apporte une importante contribution aux travaux de recherche en terminologie et traduction menés par l'équipe du professeur André Clas.</ref name=Montréal"multiple">
Œuvre littéraire
L'automatisme
L’œuvre principale de Jean Baudot se rattache au mouvement artistique québécois de l'automatisme. Ce mouvement s'inspire du surréalisme français du poète André Breton qui avait encouragé l'écriture automatique comme une prise directe sur les mécanismes de la pensée. Pour s'y prêter l'auteur devait se libérer de toute pensée reliée au sujet de création. L'esprit devait se laisser aller a une écriture ou un mouvement automatique. Paul-Émile Borduas, professeur à l'École du Meuble de Montréal, fut le fondateur du mouvement et le principal auteur du manifeste Refus Global en 1948. Son processus de création débutait par une ligne, un trait ou une tache de couleur et il construisait son œuvre autour de ce premier jet. [2]
Des jeunes artistes du même mouvement se rejoignent à Borduas pour finir par créer un groupe. Ils exposent pour la première fois à New York en 1946, ensuite à Paris et pour la dernière fois au Québec en avril 1946 et en février 1947. Lors de ces dernières expositions, le nom des Automatistes leur sera décerné pour la première fois par Tancrède Marcil fils, un étudiant de l’École des beaux-arts de Montréal. On retrouve dans ce gropes les peintres Marcek Barbeau, Pierre Gauvreau, Fernand Leduc, Jean-Paul Mousseau ainsi que Jean-Paul Riopelle. On y retrouve également le photographe Maurice Perron, le poète Claude Gauvreau ainsi que le psychanalyste et psychiatre Bruno Cormier, signataire du Refus Global.Ce dernier écrira, au début du mouvement automatiste, des poèmes et des pièces de théâtre. [3]
Œuvre principale
La Machine à écrire : Mise en marche et programmée
l’un des tout premiers recueils connus de poésie informatique. En complément des vers générés par le programme de Baudot, l'ouvrage contient des commentaires d'Alfred DesRochers, Jacques Godbout, Normand Hudon, Gatien Lapointe, Jean-Marie Laurence, Félix Leclerc, Doris Lussier, Raymond Queneau, Jean-Louis Roux, et de Jean-Paul Vinay.
L’auteur a utilisé un programme qu’il a nommé « PHRASE » et qui génère automatiquement des phrases grammaticalement correctes à partir du vocabulaire trouvé dans le manuel Mon livre de français des Frères du Sacré-Coeur, manuel utilisé pour les cours de français de quatrième année au Québec dans les années 1960. Ce programme applique un algorithme combinatoire au lexique choisi. Le langage informatique utilisé pour développer le programme PHRASE est inconnu.
Ce recueil explore les thèmes de l'interaction entre machines et humains, du lien entre le texte et l'apprentissage mathématique que font les ordinateurs. Il questionne le texte et la langue comme modalités combinatoires et la manière dot une machine instruite en grammaire se conduit.
url d'archivage ; https://archive.org/details/xfoml0001/page/n5/mode/2up
citation :
« On pourrait de la sorte faire dire aux machines bien des choses en leur donant un vocabulaire approprié... Ce n’était pas là le but de cette tentative. » (p. 10)
Œuvres littéraires
- Dictionnaire compact des sciences et de la technique Volume I (1996)
- Fréquences d’utilisation des mots en français écrits contemporain (1992)
- Dictionnaire compact des sciences et de la technique Volume II (1991)
- Équation pour un homme actuel (1968)
- La machine à écrire, mise en marche programmée (1964),
Spectacle
- Équation pour un homme actuel (1968)