Love letters
l'oeuvre
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Le projet des love letters[1] (lettres d'amour ) est né durant l'été 1952 par Christopher S.Strachey , un informaticien anglais. Il est également connu pour avoir travaillé avec Turing, l'inventeur de Énigma.

Son oeuvre se présente comme une série de lettres d'amour auto-générées toutes les 30 secondes et signées par M.U.C adressé à son amante(e) . L'identité de M.U.C n'est pas connu et renvoie peut-être à un personnage fictionnel.
Il s'est inspiré du jeu surréaliste cadavre exquis du début du 20ème siècle. Son projet est considéré comme étant le premier travail littérature numérique ou encore appelé littérature électronique et une première critique de hétéronormativité des expressions de l'amour. Strachey était connu pour être ouvertement homosexuel. [2]. Ce processus de randomisation d'un texte ressemble à celui utilisé par Raymond Queneau dans Cent mille milliards de poèmes (1962) : "Elle offre au lecteur la possibilité de créer un sonnet parmi les 10 exposant 14 (nombre de vers dans un sonnet) sonnets possibles. On peut penser pour cela que l'oeuvre constitue le plus grand recueil de poèmes du monde. Le concept singulier de cette oeuvre se prête très bien à des adaptations numériques." [3]. Et elle a été mis au format numérique par Pierre Ménard dans son oeuvre Mémoire Vive [4].
genèse du projet
[modifier]Le code utilisé originel des love letters est un programme combinatoire pour un ordinateur Manchester mark I capable d'accepter son programme. Le code est aujourd'hui perdu.
la restauration par 2 auteurs
[modifier]- 2010 , une première restauration:
- - Matt Stephon , le restaure pour un projet pour Musée des science et de l'industrie de Manchester pour l'exposition sur la Révolution de Manchester. Son travail a été réalisé sur un GIPHub mais ne met pas en pratique l'auto-génération.
- 2014, une seconde restauration:
- - L'auteur Nick Monfort recode les love letters et les place dans sa collection Memory Slam 2.0 . Il dévoile également la structure de chaque lettre dans un article du New Yorker en 2017 : "you are my [adjective] [noun]. my [adjective] [noun] [adverb] [verbs] your [adjective] [noun]." [5]. On peut retrouver, l'entièreté du code de Nick Montfort en python 2/3. . Ce code en pythons 2/3 exhibe tout les noms utilisés pour la rotation des lettres.

réception
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Pour Starchey, ce programme est un jeu qui produit une illusion laissant penser que l'ordinateur pense. Jacob Gaboury voit le projet de love letters comme étant particulièrement révélateur de la fausseté de l'amour : "the false veneer lying at the heart of that most deeply human emotion is pure camp: an exultant love of the artificial" [6]
Notes
[modifier]- ↑ page wikipédia des : love letters [1]
- ↑ article écrit par Jacob Gaboury en 2013 et révisé en 2016 sur le site Rhizome A Queer History of Computing [2]
- ↑ citation de la page wiki de cent mille milliard de poèmes [3]
- ↑ site pour accèder aux poèmes [4]
- ↑ article de New Yorker du 14 Février 2017 [5]
- ↑ 2022 :https://muse.jhu.edu/article/861434