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« Cent mille milliards de poèmes » : différence entre les versions

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Yann (discussion | contributions)
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== Adaptations numériques==
== Adaptations numériques==


Tout comme d'autres oeuvres, comme[[La Chasse au Snark]], de nombreuses adaptations numériques ont été crées et ce, dès les années 1960. Ces expérimentations informatiques sont en adéquation avec le geste de Queneau, qui lui vise l'expérimentation littéraire en tant que membre de l'Oulipo. <ref> mouvement littéraire fondé en 1960 par Raymond Queneau et François Le Lionnais, </ref>
Tout comme d'autres oeuvres, comme [[La Chasse au Snark]], de nombreuses adaptations numériques ont été crées et ce, dès les années 1960. Ces expérimentations informatiques sont en adéquation avec le geste de Queneau, qui lui vise l'expérimentation littéraire en tant que membre de l'Oulipo. <ref> mouvement littéraire fondé en 1960 par Raymond Queneau et François Le Lionnais, </ref>


Successivement, D. Starynkevitch dans les années 60, P. Braffort en 1975, et T. Papp en 1988 programment des outils informatiques permettant de générer des poèmes.  
Successivement, D. Starynkevitch dans les années 60, P. Braffort en 1975, et T. Papp en 1988 programment des outils informatiques permettant de générer des poèmes.  

Version du 30 mars 2026 à 13:33

Oeuvre originale

Cent mille milliards de poèmes est une oeuvre combinatoire de poésie écrite par Raymond Queneau et publiée chez les éditions Gallimard en 1961. Elle offre au lecteur la possibilité de créer un sonnet parmi les 10 exposant 14 (nombre de vers dans un sonnet) sonnets possibles. On peut penser pour cela que l'oeuvre constitue le plus grand recueil de poèmes du monde. Le concept singulier de cette oeuvre se prête très bien à des adaptations numériques.

Adaptations numériques

Tout comme d'autres oeuvres, comme La Chasse au Snark, de nombreuses adaptations numériques ont été crées et ce, dès les années 1960. Ces expérimentations informatiques sont en adéquation avec le geste de Queneau, qui lui vise l'expérimentation littéraire en tant que membre de l'Oulipo. [1]

Successivement, D. Starynkevitch dans les années 60, P. Braffort en 1975, et T. Papp en 1988 programment des outils informatiques permettant de générer des poèmes. Une logiciel sur CD-Rom est vendue en 2004 par les éditions Gallimard, sur le disque Machines à écrire de Paul Denize.

Cent mille milliards de poèmes par Magnus Bodin en 1997

Version de Magnus Bodin

L' "expérimentaliste" suédois Magnus Bodin implémente en 1997 une adaptation traduite en suédois et en anglais. Le générateur de texte distribue aléatoirement les vers écrits par Queneau afin de créer une nouvelle combinaison chaque fois que l'utilisateur l'active ou recharge la page,[2], à l'image des oeuvres love letters de Christopher S. Strachey ou Mémoire vive de Pierre Ménard. Cette page est toujours accessible (voir ici). Elle permet aujourd'hui d'accéder en instantané à l'oeuvre de Queneau. Même s'il n'est pas possible, comme sur le livre papier, de combiner à l'envie son propre poème unique, cet outil combinatoire est toujours amusant et laisse percevoir l'infinité de possibilité qu'offre l'oeuvre. "Contrairement à son homologue de papier, une page web est parfaitement opaque, sans volume ou profondeur apparente : la page du site affiche uniquement ici le résultat de la composition machinique des sonnets en en masquant le processus, là où l’édition de 1961 avait pour particularité de mettre en scène cette composition. La composition elle-même, parce qu’algorithmique, est en effet proprement illisible : relevant du code, et donc du calcul informatique, elle ne se fait pas en langue naturelle et est exclue de l’affichage destiné aux lecteurs." [3]

Cent mille milliards de poèmes par le collège Berlioz de Colmar en 2013

Version du collège Berlioz de Colmar

Cette version est tout autant intéressante puisqu'elle restitue au moyen de menus dépliants le geste de création initialement voulu par Queneau. Le sonnet ainsi obtenu n'est plus juste un résultat mathématiques mais au poème auctorisé. Elle est la quasi-parfaite transposition numérique du livre. Elle est toujours disponible (voir ici).

Notes et références

  1. mouvement littéraire fondé en 1960 par Raymond Queneau et François Le Lionnais,
  2. Electronic Literature as a Model of Creativity and Innovation in Practice (ELMCIP)[1],
  3. Article « Couper-coller » : les matérialités divergentes de Cent mille milliards de poèmes du codex à l’écran, Marine Le Bail, 2021 [2]